
En juillet 2026, lors d’un atelier organisé à Kolwezi par le Comité National de Protection Contre les Rayonnements Ionisants (CNPRI), l’expert en radioprotection Jacques Nakamwambila Kiadiamuyika a alerté sur les risques radiologiques liés aux remblais miniers. Ces matériaux, issus de l’exploitation du cuivre, du cobalt ou du phosphate, contiennent souvent des éléments radioactifs naturels (NORM) ou technologiquement concentrés (TENORM), tels que l’uranium-238, le radium-226 et le radon-222.
⚠️ Les risques identifiés
- Irradiation externe : exposition au rayonnement gamma des remblais utilisés illégalement pour routes ou fondations.
- Inhalation : poussières radioactives et gaz radon, cause majeure de cancer du poumon.
- Ingestion : contamination des eaux par drainage acide minier, entraînant la migration de métaux lourds et d’uranium vers les nappes phréatiques.
🛡️ Le rôle du CNPRI
Le CNPRI met en place un triptyque de surveillance :
- Cartographie radiologique des zones minières avec scintillomètres et spectromètres.
- Interdiction d’usage civil des remblais pour la construction.
- Confinement obligatoire par couvertures multicouches pour limiter radon et infiltration d’eau.
📌 Message clé
Les remblais miniers ne doivent plus être considérés comme de simples déchets. Ils représentent un enjeu sanitaire et environnemental majeur. La sécurité radiologique est présentée non comme un frein au développement minier, mais comme une condition de sa durabilité. L’expert appelle à une collaboration renforcée entre exploitants, géologues et aménageurs afin que les richesses actuelles ne deviennent pas les fardeaux des générations futures.


